Nous voilà donc à bord d'un bel avion à hélices direction Surabaya où nous changerons pour un vieux Boeing aux équipements douteux, pour enfin arriver sur Banjarmasin à 17h où, Eko, notre guide, nous récupèrera. Bilan du voyage, 8h dans les transports, deux paniques au décollage, deux paniques à l'atterrissage mais ce n'est pas tout car un chauffeur de taxi fou nous attendait pour nous amener à l'hôtel et celui-là est classé numéro 1 devant Sebastien Loeb. Bref, nous voilà enfin arrivés sur Kalimantan où j'avais préparé un programme plutôt original…
Nous l'avons appelée Kalimantan l'insolite car celle-ci, bien qu'ayant plusieurs attraits, nous a permis de voir une autre facette de l'Indonésie. Kalimantan est la partie Sud de Bornéo appartenant à l'Indonésie, et est très riche en matières premières (mines de charbons, diamants, bois, pétrole..). Paradoxalement, la population y est très pauvre ce qui nous a marqué.
Au programme: découvrir le marché flottant de Banjarmasin, trekker dans la région du Loksado au nord de Banjarmassin, puis prendre un avion pour Pankalan Bun pour aller voir les Orang-Outans dans le parc National Tanjung Puting.
Premier matin, réveil à 4h pour prendre un bateau local et se rendre au marché flottant. La traversée nous a marqués tous les trois. Une grande majorité de la population est concentrée sur les rives du fleuves et vit de manière rudimentaire. Les maisons, très sommaires, sont faites de bois et de tôles, ne sont pas toujours de niveau et la rivière sert pour quasiment tout. Nous sommes arrivés au marché, où nous étions je pense les seuls européens (comme la plupart du temps sur cette partie de Kalimantan), peu de temps avant le lever du jour. Ici, les gens viennent vendre ce qu'ils cultivent: fruits, légumes, mais ils y vendent aussi du café et du thé chaud, des biscuits et bien sûr tous les plats typiques de là-bas tel que le fameux Soto Banjar dont Romain mais surtout Laurent pourront vous parler… En ce qui me concerne, je suis restée au riz blanc et j'ai évité les fantaisies.
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| Le marché flottant |
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| Les canaux de Banjarmasin |
De retour à l'hôtel, après un ptit déj, nous avons pris la route pour la région du Loksado. Au bout de 4h de voiture, nous avons entamé une marche pour accéder au village de Dayak où nous devions passer la nuit. Bien fatigués par cette moitié de journée et par la chaleur, Eko nous a mis un rythme difficile à suivre. Nous nous sommes arrêtés dans un premier village pour une pause distribution de bonbons, puis nous sommes arrivés au dit village vers 17h. Nous avons été étonnés par le nombre de scooters que nous avons pu croiser sur des sentiers où jamais nous ne les aurions imaginés. En effet, malgré le fait que ce village se trouve dans la jungle de Bornéo (qui en devient de moins en moins une vu la déforestation…), on trouve un grand nombre de scooters qui permettent aux villageois de se rendre en ville quand ils en ont besoin.
Arrivés là-bas…comment dire… je pense que ça fait partie des rares moments où nous espérions voir des touristes. Ici, les habitants vivent de rien. Plusieurs maisons en bois sont construites autour de ce que l'on appelle la long house, grande maison qui sert de "salle des fêtes". Pas d'eau courante, pas de meuble, de l'électricité produite par les panneaux solaires la journée qui permet d'avoir un peu de lumière le soir grâce au groupe électrogène, des cochons, des poules, des chiens bizarres et surtout la petite rivière en contre-bas qui sert à peu près à tout… Par contre, pas de ramassage des poubelles, donc les détritus sont en sup.
A notre arrivée Eko est allé demander l'autorisation au chef du village d'y passer la nuit et d'assister à la fête. En effet, nous sommes tombés un soir où ils fêtaient la fins des récoltes (les villageois vivent ici de leurs récoltes, à savoir: riz, fruit, caoutchouc). Pour cela, ils ont dansé de 21h au lendemain midi autour d'offrandes. Les tams tams ont joué toute la nuit et les habitants se sont relayés pour danser en changeant de costumes.
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| Romain, le géant de la forêt... |
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| Georges de la jungle |
Nous avons été invités à passer la nuit dans une des maisons des villageois, ainsi qu'à y diner avant le début des festivités. Au menu, poisson! Et là, ç'est devenu plus compliqué surtout pour Romain qui a eu droit à la tête du poisson, partie qui pour eux est la meilleure car les yeux sont croustillants… Bref, un repas original…
Après avoir assisté à une négociation de mariage qui au final coutera 15 millions de roupies au père du futur marié, les festivités ont pu débuter dans la long house.
La nuit ne fut pas des plus confortables, 15 dans une maison à dormir par terre les uns à côté des autres avec le bruit des tams tams et des chants, entrecoupés de ceux qui rentraient et sortaient pour aller danser… Je pense que c'est moi qui ai accumulé le plus d'heure de sommeil avec mon super duvet. Par contre pour les deux autres, leur dos a souffert…
Après un léger brin de toilette dans la rivière et qu'Eko nous ait trouvé un gars du village avec une machette pour nous guider dans la foret, nous voilà repartis, pas mécontents de ne passer qu'une nuit là-bas… Les sentiers étaient assez glissants et il y a eu quelques chutes: Laurent 2, Romain 1 et moi 2. Heureusement l'ami à la machette, voyant notre difficulté à se déplacer dans la jungle, nous a taillé un bâton en bambou à chacun. Après quelques heures de marche, nous avons pu nous reposer sur des radeaux en bambous qui nous ont ramenés à la voiture.
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| Romain, le géant de la forêt 2... |
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| Apprentis pécheurs |
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| Bambou rafting |
De nouveau sur Banjarmassin, nous avons du changer nos plans car l'avion que nous devions prendre pour le Tanjung Puting National Park a été annulé pour cause de panne et aucune place n'était disponible sur l'autre compagnie. Résultat, nous sommes partis le lendemain en fin d'après midi pour Yogyakarta sur Java.
Le soir même, n'en pouvant plus de la nourriture indonésienne, nous avons embarqué Eko au Pizza Hut, seul resto qu'y nous a donné envie sur Banjarmasin. A la fin nous avons même eu droit aux photos avec tout le staff. D'ailleurs, on a failli y laisser Laurent!
Mais jusqu'au bout Kalimantan nous a réservé des surprises, et la dernière n'a pas été la plus rassurante. Déjà que l'aéroport n'est pas particulièrement un exemple en termes de sécurité (nous avons pu prendre l'avion sans montrer une seule fois nos passeports), il a fallu qu'au moment d'embarquer deux coupures de courants successives interviennent… D'où ma question sans réponse à ce moment-là: "Et la tour de contrôle ? Elle est dans le noir aussi ???".
Voilà donc ce qui nous est arrivé sur Kalimantan, prochaine étape Java et ses volcans où notre premier contact avec l'île a été plutôt sec grâce à la délicatesse du pilote Indonésien…Et une panique de plus à l'atterrissage… Reste à voir comment vont se passer les 4 prochaines heures en voiture pour se rendre à notre hôtel..
Connaissant Romain ,pour son attrait pour les découvertes culinaires ,je suis mort de rire en l'imaginant croquant les yeux de poisson.Bonne continuation et bises à vous deux.
RépondreSupprimerPS :promis à votre retour foie gras et champagne
C' est un ravissement que de découvrir ces merveilleuses photos d' Indonésie en prenant le café du samedi matin avec notre ami Pawlicki qui nous porte ses fameuses fraises " bio " beaucoup plus appétissantes que les têtes de poisson...
RépondreSupprimerAvec ces 2 derniers numéros le blog atteint des sommets ! ... encore !
Bises à vous tous et "molo avec la destroy"
Il aurait pas un peu maigri le beau gosse ?
RépondreSupprimerY a pas de secret, dès que tu supprimes les sandwichs du Ritouret ça fait son effet...
SupprimerLe titre est une publicité mensongère !
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